Les Critiques des albums d'Isabelle

Un Empire de dix Arpents

5 ème album de la formidable série scénarisée par Franquin et Delporte et dessinée- O combien magistralement! par Will. Féerie, humour, mystère cette bande oscille entre le conte pour enfants et un fantastique passablement adulte, où le sourire grincant vient pimenter des situations faussement gentilles. Cela ne se raconte pas, cela se savoure! 

(Numa Sadoul dans Circus no 29 en 1980)


Changée en statue dans un épisode précédent la vilaine Kalendula cherche à se venger de l'Oncle Hermès et , de la jeune Calendula. Elle réussit à retrouver forme humaine et va chercher de nouveaux pouvoirs auprès du Grand Phyton se cachant dans un arbre gigantesque non loin de. L'ETANG DES SORCIERS (album ISABELLE N° 6) où l'on achève par trempage la finition de balais magiques volants. La jeune sorcière inexpérimentée Phénicie va donner un solide coup de main à Isabelle pour déjouer les plans machiavéliques de la dangereuse Kalendula. Un festival de gags, jeux de mots, images poétiques et superbes péripéties rebondissantes, WILL (au dessin), FRANQUIN et DELPORTE (côté scénario) se révèlent à nouveau d'une verve éblouissante.

M. ARCHIVE dans Spirou No 2274 en novembre 1981


L'ETANG DES SORCIERS par Franquin, Delporte et Will

Combien de fois faudra-t-il vous le répéter pour que vous vous en persuadiez? La série "Isabelle" est l'une des plus belles, des plus doucement folles, des plus enivrantes du moment. Au scénario, deux dingues : Franquin et Delporte, ce qui nous vaut quelques calembours et beaucoup, beaucoup de vitriol déguisé en miel. Au dessin: Monsieur Willy Maltaite dont on ne sait plus quelle planche, quelle case admirer tant sa puissance d'évocation se libère ici de toute entrave... Une fois de plus, l'horrible sorcière Kalendula s'en prend au bon sorcier Hermès; mais la gentille Isabelle veille au grain, avec cette fois-ci l'aide d'une jeune sorcière baptisée Phénicie. L'intrusion de ce monde magique dans un monde bien réel, et la façon dont s'opère le mixage, voilà le vrai miracle de la bande des trois: l'enchantement, quoi... 

(Numa Sadoul dans Circus no 45 en 1982)


Un grand classique de Will: les débuts d'Isabelle!

Lancée en 1978, la collection ISABELLE avait débuté par son n° 3, constituant le premier scénario commun de Franquin et Delporte pour ce personnage. En fait cette petite héroïne était beaucoup plus ancienne et avait vécu ses premières aventures avec la complicité de Raymond Macherot et Delporte. Le contenu des premiers récits était poétique, féerique et humoristique, mais moins fantastique. C'était la raison pour laquelle ils avaient été mis provisoirement en réserve pour lancer au préalable la série sur les récits les plus récents. Ce vide se comble enfin avec la sortie du n° 1 (ISABELLE ET LE TABLEAU ENCHANTE, réédition sous de nouvelles couleurs de l'éphémère album OKAY de 1972) et celle du n° 2 (ISABELLE ET LE CAPITAINE, totalement inédit en album) en mars prochain. Un album d'une grande tendresse qui satisfera tous les amateurs de la nouvelle ISABELLE cherchant à se procurer ses aventures antérieures.

M. Archive dans Spirou No 2332 en décembre 1982


Isabelle et le capitaine 

Hic ! Et deux histoires "magiques" avec une jeune héroine...Hic! Qu'elle s'appelle Isabelle... Le capitaine de cette histoire a un hoquet magique et grâce à lui, à Isabelle, à WILL et à ses scénaristes, le merveilleux, le féerique sont apparus dans Spirou.

Philippe BRONSON dans L'Année de la Bande Dessinée 83-84


L'ENVOUTEMENT DU NÉPENTHÈS

La peste soit de cet ensorcelant trio qui ne distille ses sortilèges comiques qu'au compte-gouttes! Quatre ans d'attente entre L'Etang des sorciers et ce nouveau volume: la série Isabelle ne se fabrique vraiment pas à la chaîne...
C'est que ses instigateurs n'y consacrent que des fragments éparpillés de temps, en récréation de leurs activités habituelles. Dommage! Sur le territoire déserté de la bande dessinée enfantine, elles ne sont guère nombreuses les histoires chargées d'émotions, parsemées d'humour narquois, truffées d'inventions farfelues... Il est vrai que réinventer le conte onirico-féerique sans verser dans les poncifs n'est pas une mince affaire et, soit dit en passant, ces vétérans (et éternels grands gamins) que sont Will (dessin), Franquin et Delporte (scénario) démontrent ici que le port d'un fardeau de trente ans de B.D. ne débouche pas nécessairement sur la stérilisation de l'imagination...

L'intrigue ne manque ni de sel (marin) ni de recettes (sulfureuses), même si elle fonctionne pour une grande part sur les acquis des précédents volumes (des lectures chaudement recommandées par Monsieur Boulier): à chaque fois, le pays de connaissance s'enrichit d'éléments nouveaux et sans doute appelés à leur tour à devenir récurrents, pincées bienvenues de plaisirs inédits.

Autour d'Isabelle, la petite fille espiègle qui ne s'étonne de rien, sont donc à nouveau réunies les figures devenues familières de la série: l'oncle Hermès, sorcier de son état, et Calendula, sa fiancée à la belle chevelure verte; la tante Ursule, plus préoccupée de plats cuisinés que de recettes magiques; le diamant qui parle, toujours prolixe en calembours vaseux qui scandent l'action... et Kalendula (avec un K). avide de vengeance et d'élixir de beauté. qui tentera encore de détourner du droit chemin ce cher Hermès, au grand dam de sa dulcinée...

Parmi les trouvailles les plus saugrenues: la susdite, transformée en gnome sale et repoussant, se frayant un chemin en ville à coup de sorts foudroyants; le « bathyfoleur » submersible d'un cousin de Tournesol qui possède plus d'un tour dans son sas... et surtout le « pays bleu » où se consultent les oracles de Delft!

La féérie n'exclut pas le clin d'oeil amusé (il est question d'un canal qui s'est pendu...), l'acidité (une pierre dans le jardin, ou plutôt un serpent dans la marmite, de l'Armée du Salut...) ou le contournement souriant des contraintes inhérentes aux histoires « innocentes » (la bulle à injures qui se camoufle sous le premier gros phylactère venu!). Heureux marquages de l'intrigue bon enfant, doublés d'une inépuisable verve graphique, qui rendent le spectacle encore plus savoureux.

Jacques de PIERPONT dans Guide des meilleurs albums dans L'Année de la Bande dessinée 86-87

La lune gibbeuse

Pendant que Tante Ursule marchande le prix d'un concombre au marché de la ville basse, Isabelle, intriguée par l'accoutrement bizarre de trois passants, se met à les suivre. Elle découvre, dans une ruelle étroite et inconnue, une galerie de vampires, de vouivres, de goules, de gorgones et de goguelins, qui la dévisagent non sans étonnement, car cette ruelle est invisible à ceux qui n'ont rien de surnaturel. Mais Isabelle est arrière-petite-nièce de sorcier... à la septième génération, ce qui explique toutl Et puis, c'est la période de la lune gibbeuse qui relie pendant 24 heures les créatures de l'ombre aux êtres vivants pourvus de certains dons. Bref, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la vieille et vilaine sorcière Kalendula ne venait semer son grain d'ail...

Dossier de presse Dupuis


Catatrophe ! Les Korrigans porte-guignon ont envahi la maison d'Isabelle et de ses amis, provoquant une kyrielle d'accidents malchanceux. Qui pourrait mieux les aider à s'en débarrasser que la grande prêtresse du Mastaba-Gatel, Afrodith ?

Voilà donc l'oncle Hermès, Calendula, Isabelle et son ami Nico partis pour la cité des cent mille idoles. Dans ce lieu où tous les cultes du monde sont représentés, les adeptes du Grand Bonbon - l'unique Père céleste - veulent prouver aux autres que leurs dieux ne sont que de la rigolade à côté du leur et s'apprêtent à massacrer tous ceux qui ne croient pas comme eux, à commencer par l'oncle Hermès.

La ville est mise à feu et à sang et Isabelle, tombée entre leurs mains, devient l'objet d'un odieux chantage : elle ne sera libérée que si Hermès passe sous le gui, perdant ainsi tous ses pouvoirs de sorcier et se retrouvant à la merci des fanatiques excités...

Une fable humoristique sur le thème de l'intolérance religieuse...

Dossier de presse Dupuis